Divine Comédie
Le Carachrone

D’où vient cette sensation volatile, inégale ?
Ce monde que je croyais turbulent, décalé et fou
Semble lorsqu’on inspecte la nature de ses fibres, son pouls
S’enliser dans une viscosité si minérale

Ce constat sonne le glas de ma tranquillité, trahison !
Comment nourrir ce corps de décalages et de mouvements,
Constellation de vitesses, de tourbillons et de vents
Soumis à cet infini besoin d’accélération

Nouveauté, créer, absorber, expulser et détruire
Réinventer, se réinventer, puiser dans cet autre
Inaccessible parfois, si lointain et obscur apôtre
Il se défile, se débine, ne cesse de courir, de fuir

Qu’est-ce que la mort, dans ces plans infinis ?
Est-ce notre dégradation, pourrissants ?
Je crois, je pense, je sais qu’on nous ment
Cette tragique destinée, c’est l’inertie

Simon