Divine Comédie
Un jour d'Avril

Ses doigts se resserrent sur ma gorge, brutaux
Je n'arrive pas à crier, j'ai du mal à bouger
Le manque d'oxygène étouffe mon cerveau
Je sens dans un dernier spasme mon corps lâcher

Oh, je ne suis malheureusement pas morte
Poupée de chiffon inerte, mais consciente
Incapable d'agir, car pas assez forte
Tout ça à cause d'un manque de chance

Alors je le laisse faire, paralysée
Il arrache mes pétales, enfant cruel
Dévoilant peu à peu ma nudité
Pendant que mon amour-propre chancelle

J’essaye de ne pas penser à ce qui se passe
Mais comment détourner son attention
De ces actes que rien n'efface
Peu importe que passent les saisons

Puis, sûrement lassé de son jouet
Il me laisse glisser à terre, indifférent
Je ne peux retenir cette nausée
Ni ce dégout de moi-même qui me prend

Simon