Divine Comédie
Le Parfum

Ces doux effluves végétaux et capiteux
Prennent possession de mes sens subjugués
Mon esprit en cette transe est brumeux
Malgré le fil d’Ariane qui me tient encore lié

La note de tête m’embrase, me consume vivement
Particules d’hespéridés en suspension, volatiles
Cette présence ne ravira mes sens que peu de temps
Pour laisser place à un accord des plus subtils

La mélodie se poursuit, infiniment et sans relâche
Note de cœur, déploie tes voiles vers l’horizon
Je crois reconnaître la rose de mai qui se détache
Avant de disparaître, précédant la note de fond

Persistante, l’ambre mène son dernier combat
Sourde et lancinante, se laisse parfois désirer
Mais un jour, l’effet Proust me remémorera
L’odeur de tes cheveux, douce et musquée

Simon