Divine Comédie
Crépuscule

Un murmure évanescent
Des feuilles mortes se soulèvent
Comme emportées par le vent
Inconsistantes, bruyant cortège

Elle sent sa présence mais
Ne peut vérifier de ses yeux
L'homme de la nuit le sait
Savoure ce moment délicieux

La peur l'emporte sur la raison
Peu à peu elle accélère
Seuls ses pas émettent des sons
Le corps du vampire sait se taire

Soudain, elle s'immobilise
Un homme se tient devant elle
Sa tenue est exquise
Elle rougit malgré elle

Son corps jeune et frêle
Ne peut fuir cette attirance
Ses sentiments s'emmêlent
Innocente indécence

Il la prend dans ses bras
Et son parfum l'enivre
Guette de ses yeux de chat
Que personne ne les suive

Puis il plante ses crocs
Délicatement, dans sa peau tendre
Elle ne dit pas un mot
En cette douce nuit de septembre

Il la dépose sur un banc
Avant de s'évanouir tel un spectre
Ces souvenirs incohérents
A son réveil, quitterons sa tête

Simon